JARDIN REFUGE
Conception d'un refuge en ville
Le projet s’inscrit dans une propriété issue de la division d’une ancienne parcelle, typique des quartiers résidentiels niçois en hauteur. Dans ce contexte urbain contraint, la villa agit comme un retrait : un lieu qui se protège, se referme, isole du tumulte de la ville et recrée sa propre géographie intérieure.
Au sol, lieu d’intervention du projet, le jardin bas se loge dans l’épaisseur du feuillage, l’ombre et la protection. Haies épaisses, couloirs étroits, absence de vues lointaines : le jardin se densifie et fonctionne comme un écrin, un cocon, maintenant une relation volontairement limitée au monde extérieur. En hauteur, l’étage et le rooftop se déploient au contact de l’air et de l’horizon. Les haies disparaissent, les limites s’effacent, la vue s’ouvre vers le Nord : l’horizon revient, et avec lui la distance et le détachement.
Tels 2 nids dans un même arbre, la maison sépare, protège et organise. Elle rend possible le passage entre refuge végétal et horizon, agissant comme une interface, un point de bascule entre 2 états du jardin : en bas, l’épaisseur, l’ombre et la protection ; en haut, l’air, la lumière, la distance et la vue. Plus le jardin se referme au sol, plus la maison peut s’ouvrir vers le ciel. Sans cette épaisseur végétale au sol, la vue serait exposée ; sans la vue, le jardin serait étouffant.
Le projet joue sur 2 formes de refuge, 2 manières complémentaires de s’extraire du quotidien. Le jardin bas, lieu d’intervention, s’organise comme une traversée progressive, depuis la ville jusqu’aux espaces de protection.
- L’entrée marque une première mise à distance.
- Les espaces du quotidien (piscine, couloirs, potager) privilégient l’intimité, la matière, la lumière rasante, la relation proche au végétal. Sans que le jardin n’ait besoin de s’ouvrir, la maison permet de quitter la ville pour prendre de la hauteur et de regarder le monde à distance... puis de redescendre pour s’en éloigner complètement.







